Qui sont les Créatifs Culturels ?

6 pôles de valeurs :
- L'écologie ; le bio, la consomm'action
- La reconnaissance des valeurs féminines
- Être plutôt que paraître et avoir
- L'ouverture multiculturelle
- La connaissance de soi ; la vie intérieure
- L'implication sociale


Ce réseau a pour objectif la mise en lien de tous ceux qui partagent ces mêmes valeurs :
Il fonctionne par l’apport de chacun, c’est un espace d’échanges, de partages et de co-créations.

23 janv. 2015

Censure des sites par le(s) gouvernement(s), sans décisions de justice

Noms de domaines et DNS 
Si vous avez conclus, suspecté ou ouï dire que la technique utilisée pour censurer votre réseau est basée sur le filtrage ou l'usurpation de DNS, 
vous devriez considérer ces techniques...
Utiliser des serveurs ou des noms de domaines alternatifs 
Un serveur DNS traduit une adresse Internet humainement compréhensible, le nom de domaine, telle que google.com en une adresse IP, telle que 72.14.207.19, qui identifie le ou les serveur(s) spécifique(s) associé(s) à ce nom. Ce service est le plus souvent accessible à travers des serveurs DNS gérés par votre fournisseur d'accès à Internet (FAI). Un blocage DNS simple est mis en œuvre en donnant une réponse invalide ou incorrecte à une requête DNS, dans le but d'empêcher les utilisateurs de trouver les serveurs qu'ils recherchent. Cette méthode est très facile à mettre en place du côté du censeur, c'est donc très largement utilisé. Gardez à l'esprit que souvent différentes méthodes de censure sont combinées, le blocage de DNS peut donc ne pas être le seul problème.
Vous pouvez potentiellement contourner ce type de censure de deux manières : en changeant les réglages DNS de votre ordinateur pour utiliser des serveurs DNS alternatifs, ou en modifiant votre fichier hosts (fichier ou figurent des associations statiques nom/IP).
Serveurs DNS alternatifs
Vous pouvez court-circuiter les serveurs DNS de votre FAI local, en utilisant d'autres serveurs. Cela vous permet de trouver les adresses des domaines qu’il pourrait bloquer. Il y a nombre de services DNS gratuits, accessible (presque) partout que vous pouvez essayer. OpenDNShttps://www.opendns.com fournit un tel service et héberge aussi des guides sur comment changer le serveur DNS que votre ordinateur utilise (https://www.opendns.com/smb/start/computer). Il y a aussi une liste mise à jour de serveurs DNS accessibles dans le monde entier sur ce site :http://www.dnsserverlist.org.
Voici une liste de services DNS accessibles publiquement, via le wiki d'Internet Censorship sur http://en.cship.org/wiki/DNS. Quelques un de ces services peuvent bloquer un nombre limité de sites. Consulter le site du fournisseur pour en savoir plus sur leur politique.)
Serveurs DNS accessibles publiquement :
Publicly-available DNS servers
Address
Fournisseur
8.8.8.8
Google
8.8.4.4
Google
208.67.222.222
OpenDNS
208.67.220.220
OpenDNS
216.146.35.35
DynDNS
216.146.36.36
DynDNS
74.50.55.161
Visizone
74.50.55.162
Visizone
198.153.192.1
NortonDNS
198.153.194.1
NortonDNS
156.154.70.1
DNS Advantage
156.154.71.1
DNS Advantage
205.210.42.205
DNSResolvers
64.68.200.200
DNSResolvers
4.2.2.2
Level 3
141.1.1.1
Cable & Wireless
Une fois que vous avez choisi un serveur DNS à utiliser, vous devez saisir votre sélection dans vos options de DNS de votre système d'exploitation.
Changer ses options de DNS sous Windows
1.     Ouvrez votre panneau de configuration, dans le menu Démarrer. 
2.     Dans Réseau et Internet, cliquez sur « Voir le statut du réseau et statistiques ».
3.     Cliquez sur votre connexion sans fil dans le côté droit de votre fenêtre. LA CONNECTION N'EST PAS FORCEMENT WIFI...
4.     La fenêtre Statut de la connexion sans fil va s'ouvrir. Cliquez sur « Propriétés ».
5.     Dans la fenêtre Propriétés de la connexion sans fil sélectionnez Internet Protocol Version 4 (TCP/IPv4), et cliquez sur « Propriétés ».
6.     Vous devriez maintenant être sur la fenêtre Propriétés TCP/IPv4, où vous allez pouvoir spécifier votre adresse DNS alternative (par exemple : Google Public DNS).
7.     En bas de la fenêtre, cliquez sur « Utiliser cette adresse de serveur DNS » et complétez les champs avec l'adresse IP de votre serveur DNS alternatif préféré. Quand vous avez fini, cliquez sur OK. Par défaut, le premier serveur DNS sera utilisé. Le serveur DNS alternatif peut être d'un autre fournisseur.
Changez vos préférences DNS sous Ubuntu
1.     Dans le menu Système, allez dans « Préférences > Connexions réseau ».
2.     Sélectionnez la connexion pour laquelle vous voulez configurer le serveur DNS de Google. Si vous voulez changer les préférences pour une connexion éthernet (filaire), sélectionnez l'onglet Filaire, et sélectionnez ensuite votre interface réseau dans la liste. Si vous voulez changer les préférences pour une connexion sans fil à la place, sélectionnez l'onglet « Sans fil », puis sélectionnez le réseau sans fil approprié.
3.     Cliquez sur « Editer », une fenêtre va apparaître, sélectionnez l'onglet Préférences IPv4.
4.     Si la méthode sélectionnée est Automatique (DHCP), ouvrez le menu déroulant et sélectionnez « Adresses automatiques uniquement (DHCP) » à la place. Si la méthode est une autre, ne la changez pas.
5.     Dans le champ serveurs DNS, entrez les informations IP de votre serveur DNS alternatif, séparé d'un espace. Par exemple, si vous voulez ajouter le DNS Google, écrivez : 8.8.8.8 8.8.4.4
6.     Cliquez sur « Appliquer » pour sauvegarder les changements. SI l'on vous demande un mot de passe, ou une confirmation, saisissez le mot de passe, ou confirmez que vous souhaitez effectuer ces changements.
7.     Répetez les étapes 1-6 pour chaque connexion réseau que vous souhaitez modifier.

Editer votre fichier Hosts

Si vous connaissez l'adresse IP d'un site web particulier, ou d'un service Internet bloqué par les serveurs DNS de votre FAI, vous pouvez lister ce site dans les fichiers hôtes :
208.80.152.134 secure.wikimedia.org
Chacune des lignes contient une adresses IP, puis un espace et enfin un nom. Vous pouvez ajouter n'importe quel nombre de sites à votre fichier hosts. Notez que si vous utilisez une mauvaise adresse pour un site, cela peut vous empêcher d'accéder à un site par son nom jusqu'à ce que vous le répariez ou l’enleviez de la liste.
Si vous ne pouvez pas trouver l'adresse IP d'un site à cause de la censure des serveurs DNS de votre FAI, il y a des centaines de services qui vous aideront à faire une recherche DNS non censurée. Par exemple, vous pouvez utiliser n'importe lequel des outils présents surhttp://www.dnsstuff.com/tools.
Vous pouvez aussi penser à utiliser les outils de http://www.traceroute.org, outils de diagnostic réseau sophistiqués et fournis par divers FAI. Ils étaient originalement plutôt utilisés pour diagnostiquer des pannes accidentelles de réseau qu'une censure. Ils peuvent aussi inclure la capacité de rechercher l'adresse IP d'un serveur particulier.

Modifier votre fichier hosts sous Windows Vista/7

Vous utiliserez un simple éditeur de texte, tel que le Bloc-Notes, pour éditer votre fichier hosts. 
Dans Windows Vista et 7, votre fichier hosts est habituellement situé dans C:\Windows\system32\drivers\etc\hosts.
1.     Cliquez sur « Démarrer ». 
2.     Saisissez « notepad » dans la barre de recherche. 
3.     Une fois que vous avez trouvé le programme, faites un clic-droit et sélectionnez « Exécuter en tant qu'administrateur ».
4.     Windows vous demandera votre permission pour modifier les fichiers. Cliquez sur « Oui ».
5.     Dans le menu Fichier, sélectionnez « Ouvrir ».
6.     Naviguez jusqu'à C:\Windows\system32\drivers\etc\. Vous pouvez remarquer que ce dossier semble initialement vide.
7.     Dans le bouton droit de la barre de saisie, sélectionnez Tous les fichiers.
8.     Sélectionnez le fichier « hosts » et cliquez sur « Ouvrir ».
9.     Ajoutez, par exemple, la ligne « 69.63.181.12 www.facebook.com » à la fin du fichier et sauvegardez le en pressant Ctrl+S ou en sélectionnant « Fichier > Enregister ».

Modifier votre fichier Hosts sous Ubuntu

Dans Ubuntu, votre fichier hosts est localisé dans /etc/hosts. Pour le modifier, vous devrez avoir quelques connaissances en lignes de commandes. Référez-vous au chapitre « Les lignes de commandes » pour un bref tutorial sur cette fonction.
1.     Ouvrez le Terminal via « Acessoires > Terminal » dans votre menu Applications. 
2.     Utilisez les commandes suivantes pour ajouter automatiquement une ligne au fichier hosts :
echo 69.63.181.12 www.facebook.com | sudo tee -a /etc/hosts
3.     On peut vous demander votre mot de passe pour modifier le fichier. Une fois autorisé, la commande ajoutera « 69.63.181.12 www.facebook.com" à la dernière ligne du fichier hosts. 
4.     Optionnel : Si vous vous sentez plus à l'aise dans une interface graphique, ouvrez le Terminal et utilisez la commande suivante pour lancer un éditeur de texte : sudo gedit /etc/hosts
5.     On peut vous demander votre mot de passe pour modifier le fichier. Une fois que la fenêtre s'est ouverte, ajoutez simplement la ligne « 69.63.181.12 www.facebook.com » à la fin du fichier et sauvegardez le en pressant « Ctrl+S » ou en sélectionnant Fichier > Enregistrer. 

L'heure est grave : censure du net confirmée

Blocage : Allostreaming, Alloshowtv, Alloshare 
et Allomovies sont morts
Censure: l’ATI « fera recours devant la cour de cassation »
Alors que Manuel Valls n’en avait pas dit un mot mercredi lors de la présentation du nouveau plan de lutte contre le terrorisme, Harlem Désir a confirmé jeudi à l’ONU que la France mettrait en place « à brève échéance » le blocage de sites racistes et antisémites sur simple ordonnance de l’État, sans contradictoire ni vérification judiciaire de l’illégalité des sites bloqués. Une exception qui devient la norme.
Ce blocage administratif, qui se matérialise par un ordre du ministère de l’Intérieur non soumis au contrôle d’un juge, fut d’abord prévu pour les seuls contenus pédopornographiques. Dès 2008, il y a sept ans, Numerama avait mis en garde contre l’ouverture de la boîte de Pandore, en prévenant que la lutte nécessaire contre la pédophilie, que le blocage n’aide en rien, ne serait qu’un moyen de légitimer un processus qui serait ensuite étendu à d’autres types de contenus. L’histoire du fichier des empreintes génétiques (FNAEG) qui compte aujourd’hui plus de 2,5 millions d’enregistrements l’avait déjà démontré.

« Pour la première fois, des sites Internet vont être bloqués par des fournisseurs d'accès au nom de la protection du droit d'auteur, et ce sur la base des dispositions extrêmement vagues de la loi HADOPI votée en 2009. C'est une très mauvaise nouvelle tant le blocage apparaît comme une mesure dangereuse, compte tenu notamment du risque inévitable de surblocage d'usages parfaitement licites. Mais l'encouragement à une coopération entre acteurs de l'Internet et ayants droit pour censurer les sites miroirs susceptibles d'apparaître à l'avenir est encore plus inquiétant. Après la récente  décision dans l'affaire opposant Google à Max Mosley, ce jugement vient une nouvelle fois avaliser les formes de censure privée qui se développent partout sur Internet et minent les droits fondamentaux. Les acteurs du Net concernés doivent désormais signifier clairement leur refus de se livrer à des missions de justice et de police privées », indique Félix Tréguer, membre fondateur de l'association La Quadrature du Net.
Aussi bien l''article 6-I-8 de la loi pour la confiance dans l’économie numérique de 2004 que l'article 336-2 du Code de la propriété intellectuelle utilisent la même expression, à savoir : « Le tribunal de grande instance, statuant le cas échéant en la forme des référés, peut ordonner à la demande des titulaires de droits sur les œuvres et objets protégés, de leurs ayants droit, des sociétés de perception et de répartition des droits visées à l'article L. 321-1 ou des organismes de défense professionnelle visés à l'article L. 331-1, toutes mesures propres à prévenir ou à faire cesser une telle atteinte à un droit d'auteur ou un droit voisin, à l'encontre de toute personne susceptible de contribuer à y remédier. »
Cette formule – « toutes mesures propres à prévenir ou à faire cesser une atteinte au droit d'auteur » – est de portée extrêmement générale, tandis qu'aucune « jurisprudence constante » n'a jamais entériné sur son fondement une mesure équivalente à la mesure sollicitée. La loi française sur laquelle se fonde le blocage ne peut donc être considérée comme satisfaisante du point de vue du droit européen comme préalable, claire et précise. Par ailleurs, dans son opinion concordante dans l'arrêt Yildrim c. Turquie  du 18 décembre 2012, le juge de la CEDH Pinto De Albuquerque notait que « ni les dispositions ou clauses générales de la responsabilité civile ou pénale ni la directive sur le commerce électronique ne constituent des bases valables pour ordonner un blocage sur l'Internet ».
La censure du Net progresse dangereusement, à mesure qu'un nombre croissant de gouvernements démocratiques envisagent ou mettent en œuvre des mécanismes bloquant l'accès à certains sites, parfois sans aucun contrôle de l'autorité judiciaire. Mis en place au nom de la régulation des contenus « violents » ou à caractère pédopornographique, ou du contrôle des jeux en ligne, ces dispositifs sont à la fois inefficaces et disproportionnés. En effet, le blocage de sites Internet est par nature imprécis, faisant courir le risque de « censure collatérale » ou de sur-blocage de sites parfaitement légitimes.
Même dans les cas où il est ordonné par l'autorité judiciaire, le filtrage du Net porte atteinte aux libertés fondamentales, ainsi qu'à l'architecture de l'Internet libre et ouvert en conduisant à la « balkanisation » du réseau. Il mène à la censure généralisée et au contrôle d'Internetà mesure de son extension à de nouveaux domaines, par exemple pour sanctionner des propos diffamatoires ou des atteintes au droit d'auteur. D'autres solutions respectueuses de la liberté de communication doivent être mises en œuvre, telles que le retrait des contenus à la source ou, dans le cas de sites commerciaux, le blocage des flux financiers.

Appel à rencenser les abeilles sauvages

L'INRA et la Bergerie Nationale on besoin de votre aide pour recenser les populations d'abeilles sauvages et évaluer le rythme avec lequel elles sont en train de disparaître dans notre pays.
Ce projet c'est Apiformes. Il réunit une équipe scientifique dirigée par Bernard Vaissière, du laboratoire Pollinisation et écologie des abeilles de l'INRA, et plus de 25 lycées agricoles à travers toute la France, et le matériel d'analyse pour les chercheurs.

Un drame silencieux est en train de se jouer en ce moment même. Les conséquences pourraient se révéler catastrophiques pour  notre environnement, la biodiversité et l'avenir même de nos cultures et de notre alimentation, si nous n'intervenons pas rapidement. 
Les scientifiques sont de plus en plus nombreux à penser que les abeilles sauvages, qui assurent presque à elles-seules la reproduction et la survie de plus de 70% des plantes à fleurs à travers le monde, sont en rapide déclin – notamment en France et en Europe. 
Une espèce de plante à fleurs sur dix serait déjà menacée d'extinction en France (1). Une étude menée par ailleurs aux Pays-Bas et au Royaume-Uni a révélée qu'en 20 ans seulement, les plantes à fleurs dépendantes des insectes pour leur reproduction et leur survie avait purement et simplement disparues de plus de 20% des sites étudiés. (2) 
On ne sait toujours pas avec certitude si ce déclin est dû à l'utilisation massive de pesticides de plus en plus toxiques, aux méthodes de l'agriculture intensive, avec le recul de la biodiversité, la monoculture, la destruction des haies et le recul accéléré de leur habitat naturel. Ou à toutes ces causes en même temps. 
Mais ce qui est certain, c'est qu'il est dangereux de continuer à l'ignorer. Il faut dresser d'urgence un panorama des populations d'abeilles sauvages qui subsistent à travers tout le territoire et dresser l'inventaire de toutes les plantes qui en dépendent pour pouvoir prendre les mesures indispensables à leur conservation.
     
Sans elles, pas de fleurs dans les prés et les montagnes ; pas de buisson de mûres ou d'aubépines dans les campagnes, ni de forêts de chataîgners ou d'acacias, sans parler des dizaines de milliers d'espèces d'insectes, d'oiseaux et de mammifères qui en dépendent directement. Et sans parler des cultures et des productions agricoles. Une vaste étude menée par le Professeur Garibaldi et réunissant des équipes scientifiques dans près de 30 pays, a démontré que la production d'une grande partie des fruits et des graines avec lesquels nous pouvons nous alimenter de façon très variée, est désormais limitée parce que les fleurs ne sont pas suffisamment pollinisées.


C'est un projet indispensable pour notre avenir à tous, mais il a un coût. A l'heure actuelle, nous devons trouver très vite 45 000 euros pour payer les scientifiques, le matériel d'étude et d'observation pour les lycées, le matériel d'analyse pour les chercheurs... 
L'important, c'est que chacun puisse participer selon ses moyens. 
Pour apporter votre contribution financière au projet de recherche sur les pollinisateurs sauvages Apiformes, Faites un don cliquez ici.

Tout ce qu'on sait à l'heure actuelle sur les populations de pollinisateurs sauvages, c'est qu'il y a en France environ 930 espèces d'abeilles sauvages (4), et plus de 500 espèces de syrphes… (5) Et que tout ce petit monde est indispensable à la pollinisation :
 – géographiquement : la grande diversité des espèces et de leurs milieux naturels leur permet d'être présentes sur tous les territoires et dans tous les habitats, et pas seulement à proximité d'un rucher ; 
– qualitativement : certaines espèces de plantes ne peuvent pas être pollinisées par les abeilles domestiques, soit parce que leurs fleurs sont trop profondes pour la langue de ces abeilles (comme celle du chèvrefeuille par exemple..), soit parce que leurs fleurs doivent être vibrées pour pouvoir être pollinisées efficacement (comme celles des cyclamens ou des tomates) et que les abeilles domestiques ne sont pas capables de le faire.. 
Il y a même des espèces de plantes qui ne peuvent être fécondées que par une seule espèce d'insecte pollinisateur en tout et pour tout ! 
La grande majorité de ces petits insectes est irremplaçable. Y compris pour l'agriculture car on sait maintenant que lorsqu'ils sont présents en nombre suffisant, les cultures sont mieux politisées  et produisent des récoltes plus abondantes et de meilleur qualité qu'avec les seules abeilles domestiques.
Et pourtant, à force de détruire les friches, les haies et les bosquets, po ur transformer le moindre m2 de terre arable en champ de colza et autres grandes cultures, l'agriculture intensive anéantit petit à petit leurs habitats naturels. 
C'est une situation dramatique, qui nous conduit droit dans le mur. Mais tant qu'on aura pas de preuves tangibles, scientifiques, déterminant vraiment l'ampleur des dégâts, notre appel pour interpeller les autorités publiques continuera à résonner dans le vide.   

Références :
(2) Parallel Declines in Pollinators and Insect-Pollinated Plants in Britain and the Netherlands
J. C. Biesmeijer, S. P. M. Roberts, M. Reemer, R. Ohlemüller, M. Edwards, T. Peeters, A. P. Schaffers, S. G. Potts, R. Kleukers, C. D. Thomas, J. Settele, and W. E. Kunin
Science 21 July 2006: 313 (5785), 351-354. [DOI:10.1126/science.1127863]
(3) Wild Pollinators Enhance Fruit Set of Crops Regardless of Honey Bee Abundance L.A. Garibaldi, I. Steffan-Dewenter, R. Winfree, M.A. Aizen, et al. 2013. Science 339 (6127), 1608-1611.Published online 28 February 2013 [DOI:10.1126/science.1230200]
(4) Voir l'article "Apoïdes" sur http///www.discoverlife.org
J.P. Sarthou, P. Fromage, B. Genet, A. Vinauger, W. Heintz & C. Monteil. 2010.
SYRPHID vol. 4 : Syrphidae of France INteractive Data

21 janv. 2015

Les Inuits nous alertent sur les changements climatiques

« Leur ciel a changé ! » 

Les aînés Inuits partagent des informations avec la NASA concernant les « oscillations » de la Terre.


Par Gary Walton – Le 4 Décembre 2014
Nous sommes tous obsédés par la température en Occident et, à juste titre, avec la météo inhabituelle que nous avons du endurer récemment ; Extrême est devenu la nouvelle norme, mais que disent nos frères et sœurs qui vivent sur le Cercle Arctique du Canada ?
Les connaissances des Inuits et les changements climatiques ont été discutés par les experts lors du récent sommet sur le réchauffement climatique, à Copenhague, et ce que les aînés esquimaux avaient à dire a beaucoup inquiété la NASA, les scientifiques et les experts. Le réchauffement climatique pourrait ne pas être l’histoire entière !
Il semble que les aînés Inuits sont également témoins d’étranges et d’insondables températures là-haut dans le Nord.
Les anciens parlent de la façon dont leur monde a changé : comment c’était auparavant et comment c’est maintenant.
Il s’agit d’un tableau inquiétant. Une image de glaciers fondant et de glaces maritimes qui s’amincissent ou disparaissent.
Des phoques avec des brûlures sur leurs fourrures, couverts de plaies et une peau plus mince ; La peau des phoques s’est détériorée et, alors que les scientifiques maintiennent que la pollution fabriquée par l’homme contribue aux changements climatiques, les aînés Inuits sont convaincus que quelque chose de beaucoup plus grand est en train de se produire !
Étonnamment, anciens affirment que les réchauffements climatiques ne sont pas toute l’histoire …
Les anciens maintiennent que le soleil ne se lève pas là où il avait l’habitude de le faire ; Qu’ils ont plus de lumière du jour pour chasser ; Que le Soleil est plus haut qu’auparavant ; Et qu’il se réchauffe plus vite qu’auparavant.
Les étoiles, le Soleil et la Lune ont tous changé affectant ainsi la température, affectant même la façon dont le vent souffle ; Il est de plus en plus difficile de prédire la température, quelque chose qui est obligatoire dans l’Arctique.
Les anciens sont tous d’accord, ils croient que la Terre a changé, vacillé ou oscillé vers le Nord.
Zacharius Kunuk a littéralement inondé la NASA de courriels avec des informations provenant des anciens, concernant les changements dans le ciel et la position de la Terre sur son axe.
Les anciens essaient de communiquer pour avertir le monde des effets de ces changements environnementaux.

Le magnifique film de Zacharius Kunuk : 
Inuit Knowledge and Climate Change
Explorer des siècles de connaissances des Inuits, permettre au spectateur de se renseigner sur les changements climatiques de la source même des résidents de l’Arctique eux-mêmes, le film dépeint les Inuits comme des experts en ce qui concerne leurs terres et de la vie sauvage, et précise que les changements climatiques sont une question de droits humains affectant cette ingénieuse culture indigène. Entendre des histoires sur la fonte de l’Arctique, et comment les Inuits croient que l’intelligence humaine et animale sont la clé de l’adaptabilité et de la survie dans un monde qui se réchauffe.

Les entretiens avec les aînés, les chasseurs et les membres de la collectivité ont largement contribué à la recherche scientifique sur les changements climatiques. Les observations des Inuits ont révélé de l'information utile sur d'autres échelles de temps et mis en évidence des détails qui ont grandement amélioré notre compréhension des changements climatiques au Nunavut.

Voici quelques observations récurrentes faisant partie des connaissances inuits sur les changements climatiques :
  • Les conditions de la glace marine ont changé; la glace est plus mince, gèle plus tard et fond plus tôt qu'avant. Les observations de la glace des lacs sont similaires.
  • Le volume des aniuvat (bancs de neige permanents) diminue. La quantité de pluie augmente, tandis que la glace se forme plus tard dans l'année et fond plus tôt.
  • Le temps est imprévisible. Il change plus rapidement qu'auparavant et des tempêtes frappent de façon inattendue.
  • Le niveau de l'eau a diminué, ce qui complique ou empêche les déplacements par bateau à certains endroits.
  • Les températures sont plus élevées tout au long de l'année.
  • De nouvelles espèces ont été observées dans la région.  
  • La terre est plus sèche et la stabilité du pergélisol varie.
  • Le cycle et le rythme des saisons inuites traditionnelles se sont modifiés. 

17 janv. 2015

L'UE se moque de l'opinion publique qui refuse en masse TAFTA !

Faisant face à une vive opposition à l'inclusion de droits spécifiques pour les investisseurs dans le traité EU-États-Unis (TAFTA), la Commission européenne a conduit une consultation publique sur le sujet durant l'été 2014. 


Près de 150 000 personnes y ont contribué - le nombre le plus élevé de réponses jamais reçues lors d'une consultation publique de l'UE. Une écrasante majorité (plus de 97 %) a rejeté la perspective d'un mécanisme de règlement des différends dans l'accord transatlantique [1] comme dans ceux déjà conclus, tels que l'accord UE-Canada. 

Publiée ce 13 janvier, 
la réponse de la Commission à cette consultation suggère que ces voix seront ignorées et que de nouvelles consultations se tiendront jusqu'au printemps, avant reprise des négociations. 

Le collectif Stop TAFTA dénonce le mépris de la Commission face à la mobilisation des populations européennes pour dénoncer les privilèges accordés aux investisseurs dans le projet d'accord UE-États-Unis. Censée répondre à leurs inquiétudes, la consultation n'aura finalement été qu'une parodie supplémentaire de démocratie visant à dérouler le tapis rouge aux multinationales et à légitimer leurs demandes. 

Exprimant un rejet clair des droits démesurés qu'accorderont TAFTA et CETA aux investisseurs, via notamment des mécanismes d'arbitrage, les citoyens auraient mal compris les enjeux de cette consultation selon la Commission... Cette dernière a une conception bien étrange de la démocratie, qui se limite donc à recueillir les avis des cabinets juridiques et des lobbies et à ignorer les voix des citoyen-nes. 

Sa réponse laisse également entendre qu'elle considère le plan de réformes développé dans l'accord EU - Canada (CETA) comme une réponse satisfaisante. Or celui-ci ne répond en rien aux failles fondamentales du système de règlement des différends Investisseur-État, irréformable. C'est un rejet clair que les populations attendent : le gouvernement français, qui avait reporté sa décision jusqu'à la publication des résultats de la consultation par la DG Commerce, devra maintenant se prononcer sur ce mécanisme injuste et dangereux pour la démocratie, l'environnement et les droits sociaux. 

Le collectif Stop TAFTA appelle les citoyens à accroître leur pression sur le gouvernement français, les élus locaux, la Commission européenne et le Parlement européen, afin que l'arbitrage d'investissement soit enterré une bonne fois pour toutes. Nos mobilisations se poursuivront dans les mois à venir, notamment à l'occasion du prochain cycle de négociations, du 2 au 6 février à Bruxelles. 

Notes : 
[1] Le 14 juin 2013, la Commission européenne a obtenu mandat de la part de tous les États membres pour négocier avec les États-Unis le Transatlantic Free Trade Area (TAFTA). Cet accord cherche à instaurer une vaste zone de libre-échange et d'investissement entre l'Union européenne et les États-Unis, allant au-delà des accords de l'OMC.